Père Noël: mon identité

Père Noël est mon identité

C'est Saint Nicolas qui aurait inspiré mon identité.

On retrouve dans ma représentation tout ce qui faisait la symbolique du personnage de Saint Nicolas :

la longue barbe blanche, la mitre qui est devenu un bonnet de fourrure, le grand manteau rouge. Je voyage dans un traîneau tiré par des rennes, Saint Nicolas voyageait sur le dos d'un âne.(mais bon il faisait selon les moyen du bord) Pour cette raison, dans certaines régions de France, les enfants déposent sous le sapin de Noël, un verre de vin pour le Père Noël et une carotte pour son âne. C’est ce que la coutume voulait pour Saint Nicolas, mais pour moi il faut une tranche de pain d’épice et un verre de lait, et une petite écuelle de lait pour mes rennes.

Chaque région de France me donne un nom différent :

je suis appelé " Chalande " en Savoie,

" Père janvier " en Bourgogne et dans le Nivernais,

" Olentzaro " dans le pays basque ou encore

" Barbassionné " en Normandie.

Saint Nicolas a été importé aux Etats-Unis au XVIIe siècle par les immigrés allemands ou hollandais où il aurait pris une l'ampleur commerciale que nous connaissons actuellement, subit des transformations vestimentaires et culturelles pour se transformer en un Père Noël plus convivial et serait ensuite revenu en Europe.

Pour les américains, Saint Nicolas est Sinter Klaas qui devint Santa Claus.

En 1821 : un pasteur américain, Clément Clarke Moore écrivit un conte de NOËL pour ses enfants dans lequel on rencontrait un personnage sympathique, c’est ainsi que dans mon traîneau tiré par huit rennes (au départ on m’en avait mis huit car le brave pasteur ne savait pas la symbolique du nombre de mes rennes c’est le chiffre 7 (les 7 jours de la semaine, les 7 années de la bible… etc.…) j’apparus.

Il me fit dodu, jovial et souriant. Il remplaça la mitre du Saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre d'orge et me débarrassa du Père Fouettard. L'âne fut remplacé par 8 rennes fringants avec les pieds lestes et près à bondir dans le ciel au premier cri magique que je lancerais.

Mais c'est à la presse américaine que revient le mérite d'avoir réuni en un seul et même personnage la personnification dispensatrice de cadeaux.

En 1823 : L'événement qui contribua certainement le plus à l'unification de ces personnages fut sans aucun doute la publication du fameux poème de Clement Clarke Moore. Intitulé "A Visit From St. Nicholas",( Une visite chez Saint Nicolas) ce poème fut publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823. Il fut Repris les années suivantes par plusieurs grands quotidiens américains, ce récit fut ensuite traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.

En 1860 : Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly, revêt Santa-Claus d'un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir.

En 1885 : Nast établissait ma résidence officielle au pôle Nord au moyen d'un dessin illustrant deux enfants regardant, sur une carte de monde, le tracé de mon parcours depuis le pôle Nord jusqu'aux États-Unis.

L'année suivante, l'écrivain américain George P. Webster reprenait cette idée et précisait que ma manufacture de jouets et "ma demeure, pendant les longs mois d'été, est cachée dans la glace et la neige du pôle Nord".

C'est en 1931, que je pris finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola. Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, j’avais désormais une stature humaine avec un ventre rebondissant, une figurine sympathique, un air jovial. La longue robe rouge a été remplacée par un pantalon et une tunique. Ceci est plus marqué aux Etats Unis, car en France, j’ai conservé une longue robe rouge. Il faut bien que je m’adapte à votre vision.

Coca Cola souhaitait ainsi inciter les consommateurs à boire du Coca Cola en plein hiver.

Ainsi, pendant près de 35 ans, Coca-Cola diffusa ce portrait du père Noël dans la presse écrite et, ensuite, à la télévision partout dans le monde.

Et si j’étais un Roi mage ?

Une légende russe raconte qu'il existe un 4e Roi mage, qui conduit sur la steppe un traîneau tiré par des rennes et rempli de cadeaux pour les enfants. Depuis 2000 ans il a renoncé à trouver l'enfant Jésus, alors il comble de cadeaux les enfants qu'il rencontre en cours de route. Mais ceci n'est qu'une légende.